Topic:
Vieillissement cognitif
Sponsor:
CHU de Toulouse
Funder:
Ministère français de la santé (PHRC-N)
There is no consensus on the treatment of Impulse Control Disorder (ICD) in Parkinson Disease (PD) though it is recommended to reduce the dosage of dopamine agonists (DA). Reduction of DA frequently leads to a worsening of motor signs (parkinsonism or dyskinesias due to the concomitant increase of levodopa doses) and non-motor signs with the appearance of a DA withdrawal syndrome (DAWS). Chronic stimulation of the sub-thalamic nuclei may reduce ICD but is restricted to a minority of patients and cases of new-onset ICD symptoms post stimulation have been reported. The benefit of amantadine in pathological gambling is controversial and the efficacy of clozapine has been reported in a few cases but with serious safety limitations. Very recently, naltrexone did not significantly improve ICD. Thus, an efficacious and safe treatment of ICD in PD remains an unmet need for clinical practice.
Il n’existe actuellement aucun consensus sur le traitement des troubles du contrôle des impulsions (Impulse Control Disorders – ICD) dans la maladie de Parkinson (MP), bien qu’il soit recommandé de réduire la dose des agonistes dopaminergiques (DA).
La réduction des DA conduit fréquemment à une aggravation des signes moteurs (parkinsonisme ou dyskinésies dues à l’augmentation concomitante des doses de lévodopa) et des signes non moteurs, avec l’apparition d’un syndrome de sevrage aux DA (DAWS).
La stimulation chronique des noyaux subthalamiques peut réduire les ICD, mais elle reste limitée à une minorité de patients, et des cas de survenue de symptômes d’ICD après stimulation ont été rapportés. L’efficacité de l’amantadine dans le jeu pathologique est controversée et celle de la clozapine a été rapportée dans quelques cas seulement, avec des limites importantes de sécurité. Très récemment, le naltrexone n’a pas amélioré significativement les ICD.
Ainsi, un traitement efficace et sûr des ICD dans la MP reste un besoin non satisfait dans la pratique clinique.
Il a été récemment rapporté que le pimavanserin, un agoniste inverse sélectif des récepteurs sérotoninergiques 5-HT2A, avec un profil de sécurité satisfaisant et sans effets moteurs secondaires, est efficace pour améliorer la psychose, l’insomnie et la somnolence diurne dans la MP.
Le pimavanserin, commercialisé sous le nom NUPLAZID®, a été approuvé en 2016 par la Food and Drug Administration (FDA) pour le traitement des hallucinations et des délires associés à la psychose de la maladie de Parkinson.
Le lien entre sérotonine et ICD est bien établi : la stimulation accrue des récepteurs 5-HT2A est associée aux ICD, la sérotonine modulant la transmission du système dopaminergique mésolimbique de la récompense, et la neurotransmission sérotoninergique étant augmentée lors de la prise chronique d’agonistes dopaminergiques tels que le pramipexole, connu pour induire des ICD chez les patients parkinsoniens. Ainsi, de nombreuses preuves suggèrent qu’une diminution de l’activité 5-HT2A pourrait réduire les ICD dans la MP.
Ces données soutiennent le concept de tester l’efficacité du pimavanserin (agoniste inverse sélectif 5-HT2A) pour le traitement des ICD dans la MP. Notre objectif est de mener une étude évaluant l’efficacité et la sécurité du pimavanserin sur les ICD dans la MP.
Cet essai clinique est conduit avec le soutien du réseau français NS-Park/FCRIN (French Clinical Research Infrastructure Network).